Dimanche 16 septembre 2007
Samedi. Jour comme un autre quand on ne travaille pas. Quand je bossais jadis, souvenir d’un autre âge, c’était la quille. Le jour qu’on lorgnait toute la semaine
sur le calendrier. Le week-end messianique qui devait apporter la satisfaction du corps, le repos du guerrier. Mort le lundi, ressuscité le vendredi soir. Amen ! Je rêvais de rencontres, de
« partenaires sexuelles », collé au bar. Bien souvent, la seule chose d’assurée était la charge hebdomadaire et la gueule de bois qui la sanctionne. Au point où l’alcool, longtemps
attendu, finissait par remplacer l’objet du désir. Plus simple, plus concret, plus disponible. Je ne sortais plus que pour boire. Aujourd’hui, je ne travaille plus et je peux me consacrer à
l’alcool. C’est ma petite fiancée. L’ennuyeux quand on boit tous les jours, c’est qu’il devient difficile d’être vraiment saoul. J’ai bu récemment cinq litres de bière et une bouteille de vodka
en un soir et je tenais encore debout. Mes amis sont effarés de me voir boire autant. Ils pensent à quelque don satanique. Je suis une bête de foire. Un jour ou l’autre je vais bien finir par
tomber.
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