Samedi 24 novembre 2007

Il devait y avoir un signe

Sur ce visage singulier

Dont je reconnus chaque ligne

Comme s’il m’était familier.

 

Le signe du feu sur la terre

Qui brûle la nuit comme un sort

Et fait valser sous les paupières

Tout un passé dans le décor,

 

Le saut de l’ange sans paroles

Dans un mouvement d’abandon,

Entre une chute et un envol,

Un jour de fête en illusion.

 

Le temps d’en perdre le sourire

Et tout déjà n’était plus là.

Tout se prit à s’évanouir

Comme un effet de cinéma.

 

Le temps vécu comme un emprunt,

Le dérisoire habituel,

Et cette gêne au quotidien

Dans des habits de sentinelle.

 

Ce signe où je te reconnus,

C’est ton invention du sourire,

Ton manque rare de tenue,

Qui frôle souvent le délire,

 

 La symbolique mise à nue

De ton corps blanc comme un éveil,

Comme une tristesse inconnue

Tout suffocante de merveilles.

 

Tu es de ces soirs éclatants,

Passés au large du soleil

Livrée au souffle de l’instant

Comme au jeu puissant du sommeil.

 

Dans la projection de la nuit,

Je te vois passer comme en songe,

Riant à travers la verrerie

Des bars que ton être prolonge.

 

Tu as le cœur comme un manège

Et le pouls léger comme un rire

Et l’effronterie sacrilège

Qui se répand comme un empire.

 

Tu me disperses et m’atomises

Dans l’infinie mobilité

Dans le suspens qui s’éternise

De ton visage révélé.

 

Pour t’échapper d’entre mes mains

Comme pour fuir ce qui t’enserre

Parfois tu te fais assassin

Et cruelle à tout foutre en l’air.

 

Comme l’animal des soirées,

Glissée dans ta peau d’aventure,

Tu es l’astre transfiguré

Qui me transperce de brûlures

 

Certaines nuits, tu fais le mal

Et dans l’incendie volontaire

Reine de Neige et de cristal

Tu illumines mon enfer.

 

Tu es de ces matins de cernes

À la tendresse inespérée

Sur le remords du lit en berne

Dans les bras du pardon muet.

 

Lorsque tu portes le café

Puisque ta fierté te retient

Je laisse ton geste invoquer

L’absolution du quotidien.

 

Et ton souffle offert en partage

Dans le froid des arrêts de bus

Me fait prier pour le présage

De t’avoir un instant de plus.

par David Lantano publié dans : Poèmes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Retour à la page d'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus