Il voulut la retenir mais c’était déjà une autre
Une ingénue au regard de gorgone
Un redevenu étranger avait investi sa terre
Et elle n’avait qu’un vague dégoût, à peine, une frayeur
Pour l’anonyme ressorti du troupeau
Qui relâcha son bras sur son ordre immédiat
Il ne dit rien
Il s’afférait à se donner contenance
Il comprenait comme il avait toujours compris
Oui, oui, oui, il allait partir, oui
Mais il pleuvait au-dedans
Une sueur de mort imitant un naufrage
Est-ce qu’il ne serait pas possible de ?
Non
Dehors, alors…
Et les lumières des tramways
Imitant les lignes de force de la souffrance humaine
Semblant mener quelque part
Les fantômes chantant au hasard, saouls,
Les grands halls d’hôpitaux des rues du passé
Il boitait bas et chantait haut
Des trucs entendus à la radio
Ça lui faisait mal quand même au-dedans
Comme une brûlure survivant à l’eau glacée
Comme des lames plantées en son sein
Il semblait que le vent, sans y toucher vraiment,
Portait encore le souvenir des flèches qui tuèrent Sébastien
A midi, le soleil perçant les persiennes
Déroula son enfer sans fin
Le jeu de miroirs atroce des perpétuités
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j'avais aperçu ton enfer canin parmi les liens de Mr EL, et je découvre tes écrits.
dans ce texte, ce naufrage intérieur, je ressens tous ces mots balancés comme un verre jeté au visage... et des expressions restent, indélébiles...