Même au cœur vainqueur de l’été
Je verrai des fantômes de brume
Au lieu de lumières
Même au long des allées
Je laisserai mourir au soleil
Les meilleurs saisons de la chair
Sans même un regret
Je ne chercherai plus l'oubli
Dans l’universel parfum des bras déployés
Cet ambre de toutes les princesses
Et de toutes les putains
Et même ta voix
Ta voix réinventée qui me dit
D’écouter les morts de Baudelaire
Qui regrettent notre couche
Même elle, je ne la reconnaîtrai plus
Je l’aurai oubliée
Comme j’aurai oublié tes yeux pour poètes flamands
Comme j’aurai oublié ta moue sous copyright
Comme j’aurai oublié ton corps pour désosseur d’abattoir
C’en sera fini bien fini car je t’aurai laissée redevenir plâtre
Au Grand Jardin du Mal des Désillusions
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